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LES ESSENCES DE BOIS

Les essences de bois sont classées en trois grandes familles selon leur densité :

  • les feuillus durs : arbres fruitiers, charme, châtaignier, chêne, érable, hêtre, frêne, orme, noyer, robinier faux-acacia.

Les bois durs ont un grand pouvoir de chauffage et une combustion lente

  • les feuillus tendres : aulne, bouleau, platane, peuplier, saule, tilleul

Les bois tendres ont un pouvoir de chauffage moyen, une combustion rapide

  • les résineux (épicéa, sapin, pin, mélèze, douglas)

Les bois résineux ont un pouvoir de chauffage élevé, mais une combustion très rapide

Le spectacle des flammes étant un aspect important, les feuillus durs sont traditionnellement plus appréciés pour le chauffage domestique.

Les feuillus tendres et les résineux brûlent plus vite. S’ils sont mal stockés, ils se dégradent rapidement. Ils sont néanmoins appréciés pour leur température de combustion élevée qui permet une montée rapide en température mais ils génèrent beaucoup de suie.

Quel bois choisir ?


Les différentes essences de bois ont des pouvoirs calorifiques différents et elles ne brûlent pas toutes de la même façon ; d'une manière générale, donnez votre préférence aux bois durs comme le charme, le chêne, le hêtre et le frêne : ils produisent de belles flammes et beaucoup de braises qui restent longtemps incandescentes.

En effet,  Le sapin et l'épicéa (résineux) ont le même pouvoir calorifique mais le sapin produisant moins de résine, il génère moins d'étincelles. Le pin et le mélèze sont de bien meilleure qualité, mais sont moins répandus.

Ils dégagent beaucoup de chaleur, mais ils se consument rapidement ; ils projettent des braises et les résines qu'ils contiennent encrassent les cheminées. À éviter.

En revanche, le bouleau (feuillu à bois tendre) brule moins vite et a un pouvoir calorifique nettement plus élevé. Il  est souvent utilisé pour les cheminées, car il donne une belle flamme (claire, légèrement bleutée) et un bon arôme. On l’utilisera davantage pour lancer et/ou relancer le feu.

Les autres feuillus tendres, le tilleul, le saule, le marronnier ou encore le peuplier brûlent mal et chauffent peu.

Enfin, les feuillus durs donnent une belle flamme et brûlent longtemps.

Le charme commun a un très haut pouvoir calorifique. Il procure à la fois de la flamme et de la braise. Il est de couleur blanche tendant vers le gris, sa structure très dense en fait un bois hautement calorifique.

Son charbon de bois était apprécié dans les forges.

Le chêne est un excellent combustible, il donne de bonnes braises mais il doit - contrairement aux autres bois - rester non couvert pendant deux ans pour que la pluie le débarrasse des tanins qu'il contient ; ensuite, on l'entreposera sous abri encore un an ou deux avant de le brûler.

Le frêne donne la plus belle flamme. Il est idéal pour les cheminées, car il produit peu d'étincelles.

Le hêtre est considéré comme le bois de chauffage idéal car il donne une belle flamme et de bonnes braises presque sans étincelles et possède, en outre, un très haut pouvoir calorifique. L'apport énergétique / calorifique du bois de hêtre est souvent cité comme une référence par rapport à d'autres bois. Son odeur est généralement très appréciée, c'est la raison pour laquelle le fumage des denrées alimentaires est fait principalement sur bois de hêtre. Il doit être stocké sous abri immédiatement après avoir été débité et refendu, sinon il pourrit très vite et perd rapidement de son pouvoir calorifique. 

Le mieux est de pouvoir allier les performances de chaque essence en les mélangeant et profiter ainsi des qualités de toutes les essences de bois de chauffage proposées par colis bois.

Les bois qui ont subi des traitements chimiques, traverses de chemin de fer, agglomérés qui encrassent rapidement les appareils et les cheminées et peuvent produire des émanations toxiques sont donc à proscrire.

 

LE POUVOIR CALORIFIQUE DU BOIS

La quantité de chaleur libérée par la combustion du bois, son pouvoir calorifique, dépend principalement de son humidité (sa teneur en eau).

Pour brûler correctement, le bois doit être sec. Pendant la combustion du bois, une grande partie de l'énergie produite est consacrée à chauffer et vaporiser l'eau (contenue dans le bois) dont la capacité thermique et la chaleur latente sont particulièrement élevées. Le bois vert contient plus de la moitié de son poids en eau. Un bois en équilibre avec l'air ambiant (équilibre obtenu au bout de deux ans pour des bûches de bois dur fendues) a un taux d'humidité de l'ordre de 20 %.

Un bois vert, est appelé ainsi du jour de la coupe jusqu’à 5 mois après celle-ci présente un taux d’humidité d’au moins 35%. Sa valeur calorifique est très faible et est estimée à 2,3 kWh/kg. Il nécessite un stockage d’au moins un an.

 

Un bois est qualifié de bois mi-sec quand il présente un taux d’humidité compris entre 25% et 35%% entre 5 et 9 mois de coupe. Il est préférable d’attendre entre 6 mois et un an avant de le bruler.

 

Un bois ne peut être qualifié de bois sec que lorsqu’il atteint un taux d’humidité inférieur à 25 % selon le mode de stockage (sous abri ou plein-air) après 12 et 24 mois de coupe.il est prêt à l’emploi.

Ce pouvoir calorifique est indépendant de l'essence du bois. Néanmoins, la densité du bois étant très variable, le pouvoir calorifique par unité de volume varie fortement, considération importante compte tenu du fait que le bois normalement vendu au volume.

Afin de vous permettre de mieux vous guider dans votre choix de bois de chauffage, nous vous indiquons le pouvoir calorifiques de quelques essences.

Le pouvoir calorifique est indiqué à volume égal et pour un même degré d'humidité, sur la base du pouvoir calorifique du hêtre (fixé arbitrairement à la valeur 100).

Charme : 110 ; Hêtre : 100 ;  Frêne : 97 ;  Robinier : 97 ; Chêne : 96 ; Orme : 96 ; Bouleau : 93 ; Châtaigner : 89 ; Érable sycomore : 84 ; Mélèze : 84 ; Pin sylvestre : 78 ; Tilleul : 76 ; Aulne glutineux : 71 ; Épicéa : 68 ; Sapin blanc : 64 ; Pin Weymouth : 60 ; Peuplier euraméricain : 60 ; Peuplier tremble : 60